Écosystème des Fablabs

Écosystème des Fablabs

Introduction :

Les FabLabs, Hackerspaces et Makerspaces sont pour l’instant les seuls endroits proposant au grand public de nouveaux modes de production, capables de répondre à des besoins individuels. L’une des phrases qui revient souvent dans ces lieux est «n’importe quelle personne avec une idée d’objet ou intention doit pouvoir en réaliser un prototype.

Les FabLabs ont été créés en 1998 dans le très célèbre MIT, ces laboratoires de fabrication numérique se sont ensuite répandus à travers le monde avec succès. La France a connu tardivement ce phénomène, ce n’est qu’en 2009 que le premier FabLab français a été ouvert à Toulouse. Mais ce retard a rapidement été rattrapé, la France est aujourd’hui le pays d’Europe ayant le plus de FabLabs, on en dénombre 53 dans l’hexagone.

Ces ateliers sont un atout majeur pour l’innovation, ils permettent aux personnes ayant des idées mais manquant de moyens, de les réaliser en accédant à des machines d’une technologie avancée. Leur implantation se fait dans les universités, mais aussi les musées, les maisons pour tous, et deviennent des lieux de vie incontournables de quartiers.

Le FabLab en quelques mots :

Le mot FabLab vient de l’anglais « FABrication LABoratory », la traduction française de ce terme est « laboratoire de fabrication », « atelier de fabrication numérique », ou encore « atelier de fabrication numérique collaboratif ». Il s’agit d’un lieu de création et de conception d’objets mettant à disposition du grand public de nombreux outils, notamment des machines pilotées par ordinateur.

Ces lieux ouverts rassemblent des profils différents comme des entrepreneurs, des étudiants en architecture et en design des groupes scolaires, des retraités, … qui travaillent et collaborent à la réalisation d’objets. Cette union est l’un des points fort du FabLabs, et permet à tous les utilisateurs d’enrichir leurs connaissances en matière d’électronique, de bricolage, de Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur. Le mode d’apprentissage conventionnel est ainsi mis de côté pour favoriser l’échange et le partage de connaissance.

Depuis leur création dans les années 2000, les FabLabs connaissent un franc succès, les gouvernements et les autorités encouragent leur développement.

Présents à San Francisco, Manchester, Barcelone, Berlin, Milan, …ils sont arrivés en France tardivement, mais depuis l’implantation du premier FabLab français à Toulouse en 2009, ces ateliers de fabrication numérique ne cessent de se multiplier.

« Un FabLab s’ouvre chaque semaine en France et on en compte déjà plus de 500 dans le monde « .

Le développement du mouvement des makers :

Limportant développement du mouvement des makers a été permis grâce à la mise en commun des savoirs sur internet, et la communication des projets sur les différents réseaux sociaux comme Facebook ou Pinterest. Les réductions récentes des prix des machines – outils commandés par ordinateur ont aussi joué en faveur de l’essor du mouvement.

« La beauté du web est qu’il a démocratisé à la fois les outils d’invention et les outils de production « .

La mise en commun des savoirs a été rendue possible grâce à la création du World Wide Web en 1993. Les données ont ainsi pu être échangées sur des sites d’encyclopédie libre comme Wikipédia. Puis, à partir de 2005, l’explosion des réseaux sociaux a permis une transmission plus efficace et plus rapide des informations entre les internautes. Les makers ont ainsi pu profiter de cet apport pour communiquer sur les projets, techniques, méthodes, et problèmes de conceptions. La réduction des prix des machines de Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur a aussi favorisé le déploiement de ce réseau.

Cela a permis aux groupes de passionnés de s’unir pour acheter une ou plusieurs machines, et aux petites et moyennes entreprises d’investir dans un secteur de recherche et développement. Ces trois éléments ont permis au mouvement des makers de se développer et d’être aujourd’hui un réseau répandu partout dans le monde disposant de ses propres plates-formes d’échanges, de ses propres médias comme Make Magazine, et de ses propres événements comme le Maker Faire.

Les Techshops, Hackerspaces et Makerspaces :

Les makers se retrouvent dans des lieux de création numérique comme les FabLabs, mais aussi dans des endroits moins connus du grand public comme les Techshops, les Hackerspaces, et Makerspaces.

Les Techshops :

Les Techshops sont des ateliers de structure privée denviron 1 500m² comprenant des machines-outils performantes

et des matériaux de construction. Contre un coût relativement bas, les utilisateurs du lieu vont pouvoir accéder aux ressources du lieu. Les Techshops réunissent des bricoleurs, inventeurs, designers, et artistes qui n’ont ni lieux, ni matériels pour réaliser leurs projets. Les machines présentes dans les Techshop sont des fraiseuses, des stations de soudage, des machines à commandes numériques, des imprimantes 3D, des lasercut, … Les utilisateurs ont aussi accès aux matériaux de base, comme le bois, la tôle, la visserie, …

C’est en 2006 que Jim Newton, un passionné de bricolage décide de fonder le premier Techshop à Menlo Park, en Californie, l’entreprise a très rapidement connu un succès et s’est répandu sur le territoire nord-américain. La marque souhaite aujourd’hui investir en Europe et créer deux ateliers, un à Munich et l’autre à Dublin, l’ouverture de ces nouveaux locaux est prévue pour l’année 2015 .

Les Hackerspaces:

Les Hackerspaces sont des espaces regroupant des hackers. Un hacker est une personne cherchant à comprendre le fonctionnement interne d’un système, comme par exemple les ordinateurs, les réseaux informatiques, et la biologie. Ces personnes d’horizons différents se retrouvent dans des Hackerspaces. Des lieux fonctionnant par le biais de workshops, de cours et de présentation sur les technologies et le numérique. Le but de ces lieux est la production d’idées nouvelles, de projets.

Les Hackerspaces fonctionnent comme des associations, les membres ont seulement à adhérer à l’association pour pouvoir intégrer la structure. Il existe différentes typologies de Hackerspaces, ces endroits varient en fonction de leurs lieux d’implantations, de leurs membres mais aussi de la culture de ces membres. Le tronc commun de ces structures est l’attachement à la contre-culture et aux mouvements autonomes. Les premiers Hackerspaces étaient situés dans des lieux en dehors du système commun comme des squats, des cafés alternatifs, des fermes collaboratives,

L’un des plus connus est celui de Noisebridge, le Hackerspace de San Francisco fondé en 2007 par Jacob Appelbaum et Mitch Altman.

A l’inverse des FabLabs et des Techshops, aucun matériel type n’est obligatoire pour la création et le fonctionnement d’un Hackerspace. Le matériel que l’on retrouve généralement dans ces endroits est un matériel audio et vidéo, mais aussi des serveurs de réseau, des connections internet, des machines à commande numérique.

les Makerspaces:

Les Makerspaces sont des endroits similaires aux Hackerspaces, la seule différence est qu’ils sont pensés par et pour les bricoleurs. Ces lieux fonctionnent par autofinancement. Les Makerspaces sont généralement classés dans la même catégorie que les Hackerspaces car ils ont les mêmes modes de fonctionnement et les mêmes idéaux.

Le mouvement des makers est de plus en plus important, son déploiement est facilité par le magazine américain Make, ce dernier est dirigé par Dale Dougherty, son fondateur. Le magazine organise régulièrement des évènements nommés Maker Faire qui permettent aux bricoleurs de se retrouver et d’échanger sur leurs projets personnels.Même si le mouvement des makers est important, les Makerspaces sont moins répandus que les FabLabs et les Hackerspaces. La communauté vit à travers les deux premiers lieux cités.

Le terme FabLab:

Le terme FabLab est de plus en plus utilisé, les médias se sont emparés du phénomène et le diffusent à grandes doses. Des laboratoires de fabrication numérique se créent partout dans le monde en s’inspirant du modèle de Neil Gershenfeld. Les noms de ces lieux sont souvent composés des particules «Fab» «et «Lab», et ce, même si un grand nombre d’entre eux possèdent peu de liens avec les valeurs fondatrices des FabLabs de label MIT.Ces espaces peuvent rapidement porter à confusion si leurs caractéristiques ne sont pas définies. La chartedes FabLabs de label MIT est une valeur sûre marquant l’ouverture et le partage d’un atelier de fabrication numérique.

L’obtention du label FabLab MIT:

La directrice du réseau mondial des FabLabs du MIT Sherry Lassiter a rajouté quatre éléments à la charte des FabLabs de ce même organisme. Cet ajout suit les nombreuses remarques par rapport à l’appellation «FabLab». Lapplication de ces points est indispensable en vue de l’obtention du label. Si les quatre caractéristiques sont réunies, alors un laboratoire de fabrication numérique peut obtenir le label du MIT. Il s’agit alors d’un «FabLab d’appellation MIT»,et non d’un «FabLab MIT» car le terme MIT est une marque déposée. Cette appellation a une valeur importante, elle permet de se faire connaître, d’améliorer le dynamisme du FabLab et de lever des fonds.

Voici les quatre points mis en place par Sherry Lassiter en 2012 :

-L’ouverture est le premier et le plus important des quatre points de la liste. Il est indispensable qu’un FabLab soit ouvert et serve à démocratiser l’accès et l’utilisation de machines-outils. Cet élément doit entraîner la création d’inventions et d’objets de fabrication personnelle pour tous. L’atelier doit être ouvert à tous, gratuitement ou en échange de services comme le bénévolat ou l’animation, de plus l’accès doit être ouvert au public durant au moins une partie de la semaine.

-Le respect de la charte originelle est le second point, les FabLabs doivent la publier sur leur site internet, et doivent aussi l’afficher dans les locaux du laboratoire.

-Le troisième élément est le partage des machines et des processus de fabrication,les laboratoires de fabrication favorise la fabrication à l’échelle mondiale en documentant et publiant en ligne les créations finies. Ce partage permet par la suite de réaliser, de transformer, et d’améliorer un objet déjà construit et de participer à la création d’un savoir commun. » On doit être capable de travailler de la même manière aussi bien dans les Fab Lab français que dans les fab lab du Ghana, d’Afrique du Sud, d’Amsterdam, ou de Boston ».

-Le quatrième et dernier point porte sur le réseau des FabLabs. Un laboratoire ne doit pas être isolé, tous les laboratoires doivent être reliés et doivent permettre à leurs utilisateurs de s’entraider, de monter des projets ensemble, et de former une communauté forte et soudée. La vidéoconférence est l’un des principaux éléments permettant une relation entre les FabLabs.

Les droits des utilisateurs du fab lab :

Les utilisateurs des FabLabs disposent de nombreuses options pour obtenir des droits sur la propriété intellectuelle de leurs créations. Les Creative Commons sont notamment les lois les plus utilisées par les usagers des laboratoires de fabrication numérique.

Le Copyright :

Le copyright symbolisé par le sigle © est un ensemble de lois en application dans les pays du Commonwealth et aux États Unis, il s’agit de l’ensemble des droits exclusifs que possède une personne sur une œuvre.Pour placer une œuvre sous copyright, il est nécessaire de la fixer matériellement, c’est-à-dire sous forme de texte, de dessin, de fichiers audio ou vidéo. Cette fixation permet la protection automatique de l’œuvre, qu’elle soit rendue publique ou non. Elle permet l’apport de preuve devant les tribunaux lors d’un conflit.

 

Le droit d’auteur :

Le droit d’auteur est appliqué dans les pays de droit civil comme la France, la Belgique ou l’Italie. Il s’agit de l’ensemble des droits exclusifs qu’un auteur possède sur ses œuvres. Le droit d’auteur est composé de deux parties: le droit moral et les droits patrimoniaux. Le droit moral reconnaît à l’auteur la paternité, le respect de l’intégrité de son œuvre, dans certains pays ce droit est perpétuel, inaliénable, et imprescriptible. Les droits patrimoniaux accordent le monopole de l’exploitation économique d’une œuvre, ces droits sont applicables sur des durées variables suivant les pays où ils sont appliqués. Après la fin de validité de ces droits, l’œuvre est accessible par le domaine public.

 

La Créative Commons :

La Créative Commons est une organisation à but non lucratif créée en 2001 par Lawrence Lessig. Inspiré par le mouvement Open Source, ce juriste américain a créé six licences Créative Commons pour faciliter l’utilisation et la réutilisation d’œuvres déjà existantes.Ces licences ont ainsi proposé une solution alternative et légale aux personnes souhaitant partager leurs travaux et ainsi enrichir le patrimoine commun de la culture et de l’information.En complément au Copyright et au droit d’auteur, ces licences moins restrictives permettent aux titulaires d’accorder par avance des droits sur leurs œuvres. Chaque licence est différente, et les options choisies par l’auteur signalent le public les autorisations auxquelles il peut prétendre. Ces licences sont désignées par un nom et sont communiquées graphiquement par des icônes représentant les options de partage choisies par le titulaire des droits. Chaque licence est précédée par l’acronyme des Créative Commons «CC».

Ces licences ont étés transposées dans le droit français en 2004 par le Centre d’Etudes et de Recherches de Sciences d’Administration (CERSA). Les six licences Creative Commons sont fondées sur quatre options permettant différentes combinaisons possibles:

– L’Attribution (BY) : C’est la signature de l’auteur initial, les personnes utilisant son œuvre doivent obligatoirement le créditer. L’auteur n’a pas besoin d’approuver l’utilisation future de son œuvre, ni donner son aval.

– Non Commercial (NC) : L’auteur autorise de nouvelles personnes à reproduire, diffuser et modifier son œuvre si ce n’est pas à but commercial.

– L’Absence de modification (No Derivative Works – ND): La reproduction et la diffusion d’une œuvre sont uniquement autorisées si l’œuvre initiale reste inchangée. Son échantillonnage n’est pas rendu possible.

– Le partage dans les mêmes conditions (Share Alike SA): La reproduction, la diffusion, la modification des œuvres sont autorisées si ces contributions sont réalisées dans les mêmes conditions.

 

Voici l’explication des licences Creative Commons :

1 L’Attribution (BY): Le titulaire des droits autorise toute l’exploitation de son œuvre, la création d’autres œuvres dérivées, la distribution est autorisée sans restriction, la transformation à des fins commerciales est aussi autorisée. La seule condition est la citation du nom de l’auteur. Cette licence favorise la diffusion et l’utilisation des œuvres.

2 L’Attribution et l’Absence de Modification (BY ND) : L’auteur des droits autorise toute utilisation de l’œuvre originale, dont l’utilisation à des fins commerciales, mais n’autorise pas la création d’œuvres dérivées.

3 L’Attribution et l’Absence d’Utilisation Commerciale et l’Absence de Modification (BY NC ND) : Le titulaire des droits autorise l’utilisation de l’œuvre à des fins non commerciales, cependant il n’autorise pas la création d’œuvres dérivées.

4 L’Attribution et l’Absence d’Utilisation Commerciale (BY NC): Le titulaire des droits autorise l’exploitation de son œuvre, la création d’œuvres dérivées, sil ne s’agit pas d’une création à but commercial.

5 L’Attribution et l’Absence d’Utilisation Commerciale et le Partage dans les mêmes conditions (BY NC SA) : Le titulaire des droits autorise l’exploitation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient créés sous une licence similaire.

6 L’attribution et le Partage dans les mêmes conditions (BY SA): L’auteur autorise l’utilisation de son œuvre, la création d’œuvres dérivées, la création à des fins commerciales, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à l’œuvre originale. Cette licence est similaire aux licences Copyleft.

 

 

Le Copyleft :

Le Copyleft a été inventé par Richard Stallman dans les années 1980. C’est une licence opposée au Copyright. Il s’agit d’une autorisation donnée par l’auteur d’une œuvre permettant l’utilisation, la modification et la diffusion de cette même œuvre à condition que cette transformation soit aussi sous licence Copyleft. La licence Copyleft favorise donc le partage des connaissances, et l’augmentation des biens communs accessibles librement.

 

 

Les FabLabs en France :

Avec 53 FabLabs présents en France en 2016, c’est devenu le pays d’Europe contenant le nombre le plus élevé de ces ateliers. A l’échelle mondiale, elle se place derrière les États Unis qui comptent 70 laboratoires de fabrication numérique. Ayant connu tardivement le phénomène des FabLabs, la France a rapidement su rattraper son retard.

 

Le FabLab Artilect:

Artilect est un FabLab créé à Toulouse en 2009, il a été le premier laboratoire de fabrication numérique français, et aussi le premier à avoir obtenu le label du MIT. Le FabLab est ouvert tous les jours de la semaine sauf le dimanche, il est ouvert le lundi de 14h00 à 22h00, du mardi au vendredi de 14h00 à 18h00, et le samedi de 9h00 à 19h00. L’atelier dispose de nombreuses imprimantes 3D, de deux découpeuses laser, d’une fraiseuse à commande numérique,et d’une découpeuse vinyle. La cotisation à l’association portant le FabLab coûte entre 20 et 30 euros à l’année .

 

La Plateforme C:

La Plateforme Collaborative est installée à Nantes depuis 2013, on trouve dans cet espace de 300 m² des imprimantes 3D, une découpeuse vinyle, une découpeuse laser, une fraiseuse numérique, des cartes électroniques et de nombreux matériaux. Ce FabLab a été fondé grâce à plusieurs partenaires comme la PiNG, l’école d’Architecture de Nantes, l’école de design de Nantes Atlantique, la Plate forme Régionale d’Innovation des matériaux design et le lycée Livet. Une cotisation annuelle de 20 euros par personnes permet l’accès au laboratoire, ce dernier compte aujourd’hui 200 membres.

 

Le FacLab :

Le FacLab est situé dans l’Université de Cergy-Pontoise à Gennevilliers, il a ouvert ses portes en 2012 et en trois ans d’activité, le laboratoire a accueilli 10000 visiteurs. Cet atelier de fabrication numérique est composées de six salles, ces espaces sont reliés par un couloir et permettent une organisation efficace du laboratoire, les salles sont indépendantes et peuvent être reliées facilement. L’atelier compte de nombreuses machines comme deux lasercut, une ShopBot, une fraiseuse portative, une découpeuse vinyle, des imprimantes 3D, des outils manuels, des cartes Arduino, des machines à coudre, des ordinateurs, …

Une cuisine et un coin de relaxation optimisent le confort des utilisateurs lors des moments de détente. Les deux Fab

Manager du lieu accueillent chaleureusement le grand public du lundi au vendredi de 13h00 à 18h00, et le mardi jusqu’à

19h00 mais nécessitera un partage de connaissances avec la communauté du lieu.

Les projets réalisés y sont variés et vont du coussin connecté à une machine à cocktails commandée par une tablette en passant par une fixation de chaussures de ski universelle.

Les valeurs du lieu sont « la participation, le partage, et la documentation », l’utilisation des machines n’est pas payante.

La vie autour des FabLabs :

La vie des FabLabs ne se limite pas aux ateliers, des événements dont le fameux FAB X sont organisés chaque année pour assurer la pérennité du réseau, une formation assurée par le MIT forme au métier de Fab Manager et un programme favorise la venue des FabLabs dans les écoles.

Le FAB X:

Le FAB X est un festival d’une semaine ayant lieu chaque année depuis 10 ans.

Mis en place par Neil Gershenfeld et Sherry Lassiter, l’évènement permet de fédérer le réseau des FabLabs.

Les laboratoires du monde entier s’y réunissent, mettent en commun et y échangent leurs idées. Chaque FAB X est organisé autour de conférences et de présentations où les chefs de file du mouvement et les Fab Managers se succèdent en expliquant leurs projets. Des tables rondes d’une trentaine de personnes ont lieu chaque jour et permettent d’aborder les problèmes techniques, économiques, politiques et humains des ateliers.

– Source : Fab Foundation – http://www.fabfoundation.org

– Source : Fab 11 – http://www.fab11.org/

– Source : Fab.org – https://www.fab10.org/en/home

 

La Fab Academy:

La Fab Academy est un cours de 5 mois formant au métier de Fab Manager, cet enseignement a lieu tous les ans depuis 2009. Ce programme est similaire au cours «How to Make(Almost) Anything» du MIT, il est privé et coûte 4401 € TTC (5000USD). La Fab Academy est dirigée par Neil Gershenfeld et Sherry Lassiter, cette formation est coordonnée par Tomas Diez et Anna Kaziunas France. Elle est proposée en simultané dans 27 laboratoires de 14 pays différents et forme 138 étudiants sur un total de 600 heures. Les élèves notés en contrôle continu réalisent chaque semaine des travaux sur des thématiques imposées. Tous les mercredis de 9h00 à 12h00, Neil Gershenfeld donne des cours par vidéo conférence et suit l’avancée des travaux d’étudiants.Le diplôme est décerné chaque année pendant le festival FAB X.

– Source : Fab Academy – http://www.fabacademy.org/prices/

– Source : Fab Academy – http://www.fabacademy.org

La FabLab@School :

La FabLab@School a été inventée en 2009 par Paulo Blikstein, un professeur en sciences de l’enseignement à l’Université de Stanford. Ce chercheur a imaginé le projet d’intégrer des FabLabs dans les écoles élémentaires pour repenser les modes d’apprentissage en favorisant la pratique. Ces implantations permettent entre autres de concrétiser des disciplines comme la biologie, la physique et les mathématiques. L’idée est aussi de convaincre les enfants qu’ils sont capables de créer des objets et de résoudre des problèmes.Le concept a été testé dans plusieurs écoles du monde entier et cette démarche connaît un franc succès.

Conclusion

Les FabLabs sont des espaces de plus en plus présents dans notre environnement quotidien, ils ont été médiatisés et sont désormais connus de tous. On en compte désormais 455 alors qu’il n’y en avait qu’un en 1998. Ces entités permettent à tout un chacun d’accéder aux nouvelles technologies et de réaliser des objets sur mesure. Ces ateliers du XXI ème siècle apparaissent comme des nouvelles usines de quartier favorisant l’assimilation de données théoriques par la pratique.

Depuis sa création, ce modèle de laboratoire de fabrication a fait de nombreux adeptes et a été détourné plus d’une fois. De nouveaux laboratoires inspirés des FabLabs sont aujourd’hui implantés dans les écoles d’architecture, ils permettent aux étudiants de réaliser leurs projets.

En plus de proposer des services de prototypage, ces laboratoires sont aussi une fenêtre vers le futur, un endroit où l’on peut apercevoir ce qui se réalisera dans les prochaines années. L’ère du numérique est en train de bouleverser les paradigmes actuels, les nouvelles technologies se sont immiscées dans notre quotidien et ont modifié nos habitudes. Ces changements de modes de vie devraient entraîner des modifications dans l’enseignement.